Les kanaky's roulent , ça continu !
Dans cette année, nous avons pris un immense plaisir à parcourir les routes de France durant 8 mois. Nous y avons découvert des régions magnifiques et nous n’avons rien à envié aux pays lointain.
Nous y avons rencontré des gens formidables et un accueil chaleureux.
Nous sommes conscient que nous avons permis à plusieurs personnes de rêver un peu plus, ou de nouveau sur un monde « meilleur », ou l’on peut laisser de la place au temps et à la joie de vivre sans obligatoirement être dans la consommation à outrance
Au début de notre voyage, nous avons eu des matins froids, mais nous avons eu un printemps magnifique ou la pluie a été rarement notre compagne contrairement à notre tour d’Europe de 2010 et le soleil de la journée nous redonne vite l’énergie que nous avions perdue avec le froid
Nous avions basé notre voyage sur la découverte des savoirs faires, les chantiers participatifs et le woofing.
Des passionnés, des reconversions de vie, nous en avons rencontré sur notre route, mais les échanges ont été rapides.
Nous sommes déçus par l’organisation « woofing », car après de multiples demandes, que ce soit en France ou au Portugal, nous n’avons quasiment eu aucunes réponses, même négatives.
Le 1er novembre nous quittons la France pour l’Espagne. Le voyage change !
Nous ne rencontrons pas grand monde dans ce pays, les espagnols sont distants. Quand nous demandons de l’eau, on nous envois systématiquement à la fontaine du village. Même dans les villages abandonner il y a une fontaine, alors vu l’accueil espagnol, nous décidons de nous servir directement à se débit d’eau gratuite.
Nous roulerons 1 mois en Espagne et nous ne ferons qu’une seule belle rencontre, Ana, Isham et Ange, une famille franco-espagnol-marocaine. Ils sont notre plus beau souvenir de rencontre en Espagne.
L’Espagne à quelques paysages magnifiques, voir même sublime, mais le froid nous attrape pratiquement dès les premières nuits espagnoles et nous allons vivre des moments très difficiles
Dès que nous rentrons au Portugal, fin novembre, notre moral remonte car les rencontres sont multiples tous les jours. Nous sommes reçu par de larges sourires, les portugais nous offre pas seulement leurs bonnes humeurs et leurs joies de vivre, mais ils ont toujours un petit quelques choses à nous offrir comme des oranges, des citrons, des kakis, des boites de thon, des bonbons pour Marylou … même dans les magasins on nous offre à manger.
Et puis au Portugal nous avons moins de difficultés à communique car beaucoup de personnes parlent le français.
Les paysages nous plaisent avec ces forets de chênes liège ou nous ne pouvons que respecter ces arbres majestueux.
Nous espérions faire du woofing pour nous mettre à l’abri durant l’hiver, pour nous préserver du froid et des longues soirées d’hiver, mais même au Portugal nos demandes restent sans réponses.
Alors le morale commence à tomber, surtout le soir une fois que nous sommes dans la tente ou nous restons plus de 12h dans nos duvets allongés, nous avons froid, nous commençons à avoir de long silence entre nous, nous n’arrivons plus à nous comprendre et donc quelques disputes éclatent.
Nous regardons Marylou, emmitouflé dans tous ces vêtements, devenant un bibendum et malgré tout cela, nous l’entendons nous dire qu’elle a froid. Nous essayons de la réchauffer et surtout nous essayons de lui expliquer que s’arrêter n’est pas la bonne solution pour avoir chaud, il faut bouger, donc pédaler.
Mais quelle aventure nous lui faisons découvrir ?
Elle ne se plaint que du froid.
Éric lui peine sur son vélo couché avec tous ces dénivelés, avec son chargement à tirer, la difficulté se fait sentir très vite car il perd 9 kilos en peu de temps, mais surtout il a un pied qui a gelé et qui le fait terriblement souffrir. Dessous son pied une tache noir apparait, s’agrandit, s’étale … ça me fait peur, mon grand-père ayant eu la gangrène, je m’imagine une fin de voyage qui me fait horriblement peur. Et Éric persiste à ne pas vouloir voir de médecin.
Son pied ne peux pas rentrer dans une chaussure fermé et de le voir juste avec sa chaussettes en laine dans ces sandale, me glace ! Il boitera durant plus d’un mois. La tache noire disparaîtra totalement … la semaine dernière, fin février.
Nous découvrons une cote portugaise qui nous enivre, nous faisons beaucoup de rencontre et nous roulons peu, car les échanges avec les portugais sont tellement riches que nous préférons rester en leur compagnie le plus longtemps possible pour retarder notre installation sous la tente.
En janvier, nous avons enfin une réponse pour un « woofing » dans le sud du Portugal, que nous avons contacté par une autre organisation « helpX ». Nous arrivons dans la ferme aux ânes le 19 janvier et depuis ce jour nous sommes à l’abri du froid de la nuit, nos soirées sont des moments de partage autour d’une table en compagnie de Sofia et nous retrouvons notre sourire.
Voilà 1 an que nous voyageons et nous n’avions pas du tout pensé que nous souffririons autant du froid, nous ne pensions pas que nous ressentirions un manque familiale aussi fort. Et depuis que nous sommes arrêtés à la ferme aux ânes, nous pouvons communiquer avec enfants, petits-enfants, famille par Skype régulièrement.
Nous ressentons aussi un manque d’activités.
Éric a besoin de retrouvé un mètre a sa poche, un crayon sur son oreille et des outils dans ces mains. Moi j’ai besoin de reprendre contact avec le monde de l’alimentation, des casseroles, de faire de la cuisine et de refaire des savons.
Nous trouvons tout cela à la ferme aux ânes et Marylou en est heureuse et prend confiance en elle au contact des animaux. Elle vie avec un sourire du matin au soir qui nous réconforte.
Nous avions dit que notre voyage nous ferais découvrir de nouveaux paysages et que nous le faisions dans l’idée de découvrir des modes de vies différentes et qu’il pouvait durer 3 ans ou plus ou moins. Que nous nous arrêterions quand le moment serai venu.
Voilà ! Le moment est venu. Nous stoppons notre voyage ici, à Aljezur. Nous rangeons notre vie de route dans un coin. Nous pensons que la vie autonome que nous avons envie peux se faire ici, au Portugal, le soleil étant notre meilleur ami pour tous nos projets de vie.
Nous ne disons pas stop au voyage à vélo, car nous ne savons pas comment est écrite la suite de notre route. Peut-être reprendrons-nous nos montures, mais pour le temps présent, nous continuons notre woofing à Aljezur, en compagnie de Sofia, de sa famille, des autres woofeurs et des ânes, tout en recherchant à faire une nouvelle vie ici
Un nouveau projet commence
« L’expatriation »
Dans un pays magique
Le Portugal
Les kanaky’s ne roulent plus….
Les kanaky’s se construisent un avenir …
Et le blog continu …